Le Président Bassirou Diomaye Faye a emprunté, ce 20 juin, le Train Express Régional (TER) pour inspecter la nouvelle extension reliant Diamniadio à l’Aéroport International Blaise-Diagne (AIBD). Au-delà de la simple inauguration de ce tronçon de 19 kilomètres, ce déplacement vise à rassurer les partenaires internationaux et les Sénégalais sur la capacité de l’État à mener à bien ses projets structurels, notamment en perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ).
Le premier objectif de cette visite présidentielle est de prouver l’opérationnalité de ce nouveau tronçon, dont la construction a été entravée par « de multiples retards de paiement de l’État », comme le souligne RFI. Ce test intervient à un moment crucial : le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) en octobre prochain. En s’affichant dans ce train moderne, Bassirou Diomaye Faye entend démontrer que le pays honorera ses engagements logistiques.
En effet, disposer d’un réseau de transport public performant et fonctionnel constituait une promesse phare du dossier de candidature de Dakar pour l’organisation de cet événement mondial. Le renforcement de la flotte avec « sept nouvelles rames », s’ajoutant aux quinze déjà exploitées depuis 2021, doit permettre d’absorber le flux de visiteurs attendus, tout en continuant de servir les quelque « 65 000 passagers en moyenne » qui utilisent quotidiennement ce service jugé abordable.

Sur le plan de la politique intérieure, le Chef de l’État a profité de ce déplacement pour annoncer le lancement des travaux de la future gare de Sébikotane. Cette décision est loin d’être anodine. RFI rappelle que cette localité a été fortement impactée par le chantier du TER, avec la destruction de nombreux logements et commerces. Les résidents de Sébikotane réclamaient avec insistance un arrêt dans leur commune pour ne pas être de simples spectateurs de ce développement infrastructurel.
En accédant à cette demande longtemps restée en suspens, le Président Bassirou Diomaye Faye cherche à désamorcer les tensions sociales. Selon une source proche du dossier citée par RFI, il s’agit de « montrer qu’il est à l’écoute et que l’économie continue de tourner », dans un contexte national où de multiples chantiers publics se trouvent actuellement paralysés. Malgré cette avancée significative en matière d’infrastructures, une question stratégique demeure en suspens : la gestion future de ce réseau ferroviaire.


